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Terrible Two : Comment gérer les crises d’un enfant de 2 ans ?


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Terrible Two : Comment gérer les crises d'un enfant de 2 ans ?

Le Terrible Two… Une crise par-ci, une crise par-là, des colères à répétition, et vas-y que je me jette par terre, que je tape des pieds, que je jette mes jouets violemment… Je n’avais pas prévu que ma fille, à l’aube de ses 2 ans, soit si “turbulente”, s’affirme autant, et m’en fasse baver pas mal de fois dans la même journée. Je crois qu’on appelle ce passage chez les bébés / enfants :

Le Terrible Two

Ou encore “La période du non”. Les journées se suivent et se ressemblent. Les journées sont assez épuisantes parce qu’avec un enfant de 2 ans, ça passe du rire aux larmes, comme si cet enfant avait quelque chose à l’intérieur de lui qui avait besoin d’être extériorisé, peu importe de quelle manière, IL LE FAUT ! Des crises, des colères… les 2 ans, les fameux 2 ans, la fameuse période du Terrible Two est en place.

Alors il y a pas mal d’exemples à citer…

-Je ne veux pas manger

-Je ne veux pas prendre de bain

-Je ne veux pas aller me coucher

-…

Et quand une de ces petites phrases (ou plusieurs en même temps, c’est encore plus “drôle”) est lâchée par l’enfant, il faut se blinder. Être préparé au PIRE.

Bref, ça, c’est un joli RÉSUMÉ du Terrible Two. Mais il faudrait peut-être entrer dans les détails…

Dans quelles situations un enfant de 2 ans fait-il souvent des crises ?

Il y a 5 situations assez invivables avec ma fille quand elle a décidé qu’elle ne voulait pas m’écouter :

Le supermarché

Je ne sais pas si je suis la seule dans ce cas, surtout que je vois d’autres enfants à l’extérieur qui semblent si sages avec leurs parents, leurs grands-parents, leur nounou… mais quand je vais chercher ma fille à la crèche le soir, le stress monte. Ça commence : elle ne veut pas monter dans la poussette (oui, je la mets encore dans la poussette car le moment du supermarché est clairement INVIVABLE, on y vient). Je dois ruser, lui expliquer qu’on doit se dépêcher pour rattraper ses autres copains qui sont déjà partis avant nous par exemple, lui dire qu’on va acheter le pain et qu’il n’y en aura plus si on ne part pas maintenant. BREF, on trouve un peu tout et n’importe quoi pour qu’elle ressente le positif dans cette fameuse situation de la poussette.

Puis vient le supermarché… “Je veux ÇA !”, “Je veux du PAIN !” (je mets des majuscules parce qu’elle insiste particulièrement sur ces mots, comme si je n’avais pas le choix !). Si je la mets hors de la poussette, autant vous dire qu’elle court partout, qu’elle casse tout, et qu’elle me met dans des états de nerfs pas possible. Non, le supermarché n’est pas le meilleur moment de la journée.

Le repas

Je prépare des recettes à ma fille que j’adore cuisiner. Je crois que ce n’est plus un secret :D. Mais voilà qu’il lui arrive de bouder mes petits plats (qu’elle adore pourtant, car dans certaines situations, elle les dévore et en veut encore !). Mademoiselle a décidé qu’elle voulait manger des PÂTES, du FROMAGE, et du PAIN. Tous les jours. Voilà à quoi se résumerait l’alimentation de ma fille si du haut de ses 2 ans, elle décidait tout seule de son régime.

Le repas c’est compliqué aussi en effet, parce que forcer un enfant est la pire des choses à faire je crois… alors je lui parle, j’attire son attention sur tout autre chose. Et ça marche souvent, heureusement. Elle finit son plat, n’a pas pris conscience du retournement de situation, et a mangé naturellement parce que ça lui plaisait.

La sieste

J’abdique souvent au moment de la sieste. Parfois Alix me demande elle-même ce moment de sieste, puis finalement décide que non 5 minutes après et hurle. Ça c’est dans le meilleur des cas.

Oui la plupart du temps, elle ne veut pas du tout faire de sieste. Elle est crevée, je sais très bien comment va se terminer l’après-midi… par une sieste inopinée au beau milieu du salon, et souvent sur sa chaise haute pendant le goûter (ça, c’est sa spécialité).

Changer la couche

Non mais sérieusement, quelqu’un rêve-t-il de porter une couche sale pendant de longues minutes après avoir fait ses besoins ? Ça c’est vraiment le comble je trouve. Je sais que sa couche est sale, je lui dis “viens, on va changer ta couche” et là, Alix se met à courir à l’opposé de sa chambre pour éviter ce moment. Et je dois encore ruser… “Tu peux prendre des jouets avec toi si tu veux”, “On fera du coloriage juste après !”, et j’en passe…

Aller dormir

Et si on clôturait cette magnifique journée de crises par… une crise ? Hey, autant finir la journée en beauté non ? C’est parti…

-“Alix, c’est l’heure de dormir ma chérie”

-“NON”.

-“Si ma chérie, il faut que tu sois en forme demain, allez on va dormir.”

-“NON”.

Alors ça peut durer plusieurs minutes comme ça… Je dois lui montrer que je suis ferme, je la mets dans son lit (duquel j’avais enlevé les barreaux, ahah, c’était drôle ça, une semaine après on les avait remis…) et je lui dis “Je vais faire dodo, papa va faire dodo, tout le monde fait dodo, donc tu fais DODO !” Et ce sont les mêmes phrases, tous les jours… Comme si ça avait un côté rassurant pour elle de se dire que tout le monde dort alors finalement c’est peut-être pas si mal de dormir. Mais ça encore, c’est dans le meilleur des cas…

Alors pour le moment du dodo, j’ai appris que la mélatonine se déplace (hormone du sommeil) et qu’il est tout à fait normal qu’un enfant d’environ 2 ans n’ait pas sommeil avant au moins 21h30… Du coup, quand elle joue dans son lit au lieu de dormir le soir, je la laisse, je ne la force pas. Tant qu’elle est calme, ça passe !

Terrible Two : Pourquoi l’enfant devient-il terrible ?

C’est à peu près lorsque l’enfant a 18 mois, un peu après pour certains, qu’il commence à montrer des signes que la période du Terrible Two arrive. Cette période du NON, ça peut être un vrai enfer pour les parents, la famille, les amis, les personnes totalement extérieures… mais surtout pour les parents qui sont au quotidien confrontés à ces crises.

L’enfant grandit et évolue à une vitesse folle à cet âge-là (18 mois) et il n’arrive pas vraiment à comprendre ce qui lui arrive. Il commence à s’exprimer verbalement, mais pas encore suffisamment clairement pour pouvoir vraiment dire tout ce qu’il a à dire. Alors comment peut-il exprimer ses joies, ses peines, ses angoisses, ses peurs, son mécontentement… de la manière la plus naturelle qu’il soit : Par les gestes, les cris, les pleurs. 

Puis, les mois passent (1 mois, 2 mois…), et ça y est, ce bébé qui devient un enfant a compris : il peut prendre des décisions TOUT SEUL comme un grand ! Il aimerait pouvoir gérer sa journée, son programme comme il l’entend, sauf que ce n’est pas possible, il ferait n’importe quoi…

Il connaît très bien ce mot : “NON”, et il n’hésite pas à le répéter assez souvent (je ne compte plus de mon côté, d’où cette imprécision).

Alors quand c’est l’heure de manger et qu’on lui dit “Allez c’est l’heure de manger”, il comprend vite que ce n’est pas lui qui a décidé cette situation : le DRAME. Il a faim, mais tant pis, il a décidé qu’il ne mangera pas parce que c’est un grand maintenant, et que c’est à lui de décider QUAND et COMMENT il mangera.

Alors, comment je gère les crises d’un enfant de 2 ans ?

Tout d’abord, et pourtant je suis de nature assez stressée et nerveuse… j’ai compris qu’il fallait faire preuve d’une grande patience, de calme et également dans certains cas de beaucoup d’humour. Ça peut paraître très compliqué, et c’est très compliqué d’ailleurs mais quand on voit les résultats, je peux vous dire qu’on arrive de mieux en mieux à gérer ce fameux Terrible Two.

J’ai vite compris que ma fille n’y était à vrai dire pour rien du tout. On parle de caprice, de comédie… peut-être peut-on utiliser ces mots, je ne sais pas, dans tous les cas je sais que c’est un passage obligé, qu’elle n’avait pas non plus prévu de son côté, et que ce n’est sûrement pas pour m’en faire baver qu’elle agit comme ça, parce que finalement elle aussi aimerait éviter cela.

Je lui pose alors souvent des questions, calmement… lui demande pourquoi elle réagit comme ça, je lui explique que je ne comprends pas ce qu’elle veut me dire quand elle pleure et qu’elle hurle mais par contre que je la comprends bien quand elle reste calme et qu’elle m’explique doucement ce qu’elle veut.

J’ai compris que ma fille avait besoin de repères, de règles, et qu’il était très important de ne pas céder lorsqu’elle souhaite quelque chose qui n’est pas bon pour elle, comme “ne pas manger”, “ne pas dormir”. Je crois que les enfants aiment aussi quand on les félicite et qu’on leur dit qu’on adore quand ils nous écoutent parce que c’est très important, autant pour nous que pour eux. Ils aiment être rassurés et comprendre pourquoi on leur demande ces choses qu’ils ne veulent initialement pas faire.

Alors oui… on répète souvent, je ne sais pas combien de fois je répète les mêmes choses à ma fille dans la même journée… Mais je crois que c’est la façon dont je lui explique les choses qui font qu’elles commencent à être intégrées.

Je ne vous dis pas que je ne me mets jamais en colère, parfois j’explose, j’en ai besoin, sinon j’accumule. Mais j’apprends aussi à respirer et à garder mon calme parce que ma fille ne me comprend pas non plus quand je me mets en colère ! Ça marche dans les deux sens…

Cette période du Terrible two n’est pas prête de s’arrêter à la maison… ma fille vient tout juste d’avoir deux ans. Mais j’apprends, comme chaque parent, à gérer cette situation, et à canaliser les crises et colères de ma fille de mieux en mieux (et les miennes aussi). C’est un travail du quotidien.

Et chez vous, le Terrible Two, ça donne quoi ?

Terrible Two : Comment gérer les crises d’un enfant de 2 ans ?